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J.-F. Gilmont, A. Vanautgaerden (éds.), La page de titre à la Renaissance. Treize études suivies de cinquante-quatre pages de titre commentées et d'un lexique des termes relatifs à la page de titre.
Nugæ humanisticæ sub signo Erasmi, 6, Turnhout, Brepols, 2008, 396 p., 100 b/w ill.+65 colour ill.


Depuis la Renaissance, la page de titre joue un rôle incontournable dans la présentation du livre. Aujourd’hui, cette enseigne est même en partie supplantée par la couverture et complétée par la quatrième de couverture. Cela n’a pas toujours été le cas. Il y a peu Margaret M. Smith a retracé les premiers développements de la page de titre de 1460 à 1510. Cet ouvrage tente de mieux cerner ce que fut la page de titre au XVIe siècle. Il contient une série d’essais sur des aspects particuliers et un florilège d’exemples commentés. Un lexique de termes relatifs à la page de titre, avec traductions dans cinq langues, complète ce panorama.








J. Du Bellay, Correspondance. Tome III (1537-1547) , Éditée par R. Scheurer et L. Petris, avec la collaboration de D. Amherdt et I. Chariatte, Paris, Société de l'Histoire de France, 2008, XI-588 pp.


A partir de divers fonds archivistiques européens, ce volume édite in extenso, sur plus de 650 pages, 315 lettres envoyées et reçues par Jean Du Bellay entre 1537 et 1547, autrement dit jusqu'à la fin du règne de François Ier. Il complète également les volumes antérieurs en publiant des lettres inédites antérieures à 1537. Bouclant ainsi l'édition de la correspondance du cardinal sous François Ier, il s'achève par une liste des oeuvres dédicacées à Jean Du Bellay ainsi qu'un index cumulatif de toute la correspondance sous François Ier et les fac-similés de l'écriture autographe des quatre frères Du Bellay, Guillaume, Jean, René Martin et Du Bellay n'a pas encore fait l'objet d'une étude biographique approfondie et sa correspondance est loin d'être entièrement publiée, puisqu'elle ne l'est que pour les années 1529-1536. Pourtant, comme le remarquait déjà V.L. Saulnier, "la correspondance de Jean Du Bellay, il serait bien temps (disons-le) que l'on nous en donnât, sinon le corpus, du moins le répertoire. Faute de quoi , manque une source importante pour toute la connaissance des règnes de François Ier et d'Henri II". C'est ce voeu, qui n'est pas celui d'un seul homme, que nous sommes en train d'exaucer, pour le règne de François Ier, par une édition coordonnée, qui fournit "le corpus" avec la publication du tome III (Paris, Société de l'Histoire de France, 2008) et "le répertoire" intégral de la correspondance sous François Ier (banque de données).





> Site et Banque de données
> http://www2.unine.ch/jeandubellay



Coordonné à la publication du tome III (Paris, Société de l'Histoire de France, 2008) et à la poursuite de l'édition de cette correspondance (1547-1560), ce site donne différentes informations sur le personnage, le projet, et surtout il fournit une BANQUE DE DONNÉES de toute sa correspondance sous François Ier, de 1527 à 1547.








Nicola Panichi, Plutarchus redivivus? La Boétie et sa réception en Europe, traduit de l'italien par Jean-Claude Arnould, Paris, Champion, 2008, 160 pp.

Habent sua fata libelli. L'histoire de la réception de la Servitude volontaire, pamphlet "scandaleux" et "sulfureux" d'Etienne de La Boétie est presque unique dans le panorama de la philosophie politique européenne et extraeuropéenne. La masse des traductions dans les diverses langues en témoigne (latin, italien, allemand, belge, hollandais, norvégien, suédois, danois , espagnol, portugais, roumain, russe, serbo-croate, anglais, américain, japonais…). De l'anonymat au bûcher, la Servitude volontaire a noué son destin avec les moments historiques les plus significatifs de l'âge moderne, entendu comme histoire de l'émancipation humaine et de sa liberté : la révolution américaine, la révolution française, la révolution napolitaine de 1799, l es luttes ouvrières à Lyon et à Paris de 1835, la révolution de 1848, la libération du nazi fascisme. Le pamphlet de La Boétie est le seul ouvrage du XVIe siècle qui apparaisse dans la Lijst der aan den verkoop onttrokken en verboden boeken in België. Mais au-delà de la contingence historique, le message laboétien est la reprise de l'éternelle exhortation de l'esprit sain, i ndividuel et collectif : se libérer des chaînes. Un message adressé à tous ceux qui ne veulent pas devenir pectora caeca.




Nicola Panichi, Les liens à renouer. Scepticisme, possibilité, imagination politique chez Montaigne, traduction de l'italien par Jean-Pierre Fauquier, Paris, Champion, 2008, 640 pp.

Réfléchir sur la phénoménologie des liens est la façon qu'a Montaigne d'exorciser le scepticisme intégral. C'est ainsi qu'il transforme le scepticisme traditionnel dans la perspective de l'être comme discours et du concept de possibilité et de pluralisme.Si l'homme n'a aucune communication avec l'être, son unique 'substantialité' est sa "relation avec autrui", le lien, la co exist ence en tant que co essence, le cum versari, l'être ensemble. Cette recherche suit pas à pas la métamorphose du scepticisme montaigniste et en reconstruit la mosaïque. En commençant par le concept d'antiprovidentialisme historique qui donne à l'homme la responsabilité du cheminement du monde et la possibilité de projeter une morale politique et de nouveaux vincula. La transformation du scepticisme en concept de possibilité, plus qu'une thèse théorique, devient l'inévitable but pragmatique des Essais.








Autore: Giancarlo Petrella
Titolo: Uomini, torchi e libri nel Rinascimento
Editore: Forum Edizioni
Prezzo: € 28,00
Dati: pag. 264, ill., brossura





Il volume raccoglie sette saggi che, «pur indagando una varietà di argomenti nel vasto panorama dell’attività editoriale-tipografica dei primi due secoli» della stampa, «trovano unitarietà nell’impostazione metodologica». Chiarita così, con le parole della Presentazione di Luigi Balsamo (p. 7) la ragione del volume, vale la pena in prima battuta enunciarne la struttura: sette saggi, uno inedito e gli altri sei apparsi in sedi diverse tra 1999 e 2006, in parte rivisti, aggiornati e quando del caso corroborati. L’aggiunta di un utile indice dei nomi consente di muoversi agilmente nella selva di tipografi, curatori, inquisitori e umanisti. Il primo saggio è per l’appunto, l’inedito Battista Farfengo e l’illustrazione libraria a Brescia nel Quattrocento (pp. 19-105) dove P. chiarisce la strategia editoriale e le modalità operative del Farfengo, uno dei maggiori tipografi bresciani del Quattrocento. Dall’analisi di alcune sue edizioni emerge la figura di uno stampatore attento alla confezione dei propri volumi soprattutto per quanto attiene all’aspetto illustrativo: da un lato si nota infatti il recupero di xilografie già presenti in altre edizioni, dall’altro la commissione di legni nuovi, realizzati con gusto e novità di tratto (forse da una bottega bresciana), che seppero conquistare il favore del mercato e suscitare ammiratori e imitatori nel mondo tipografico del tempo: spiccano su tutte le xilografie dello ‘studioso malinconico’ (nel Fiore di Virtù del 1491), le illustrazioni scientifiche contenute nella Philosophia pauperum di Alberto Magno, le xilografie della passio dei santi Faustino e Giovita: di questa edizione in particolare si conservano esemplari con uno stato diverso della c. a8: in una laboriosa operazione, il Farfengo rimpiazzò il primo stato (con una bella raffigurazione della matrona Afra, moglie di Italico, la cui passio è inserita in quella dei due santi maggiori), con un secondo a cinque vignette e diverso carattere gotico, non però sostituendo l’intero foglio tipografico (a1/a8) come sarebbe parso naturale, ma la sola carta a8, il cosiddetto cancellans (per un refuso nel testo si legge cancellandum), che infatti ha una filigrana diversa e fu incollato in un secondo momento. Nel complesso la presenza di illustrazioni caratterizzate da «stili e influssi differenti», la commistione tra elementi goticheggianti e innovazioni rinascimentali, disegnano il profilo di un tipografo non legato a un’unica bottega, nello stesso tempo aperto alle proposte più recenti ma non insensibile al fascino della tradizione iconografica. Attenzione al nuovo e sensibilità ricercata nei riguardi dell’antico dimostra anche il tipografo veneziano Alessandro Viani (Un’edizione sconosciuta della Facezie del Piovano Arlotto e il reimpiego del materiale iconografico nella tipografia di Alessandro Viani, pp. 107-138). Ne fanno fede le scelte editoriali ben visibili, a esempio, nell’Orlando furioso del 1558, dove le xilografie rivelano un gusto per il primitivo tanto più significativo e deliberato se si tiene conto della quasi contemporanea, e nelle illustrazioni stilisticamente molto più aggiornata, edizione del poema stampata da Vincenzo Valgrisi. Interessante è anche il caso della finora sconosciuta edizione delle Facezie del Piovano Arlotto, stampata dal Viani nel 1554, in cui compaiono legni che erano stati usati in poemetti cavallereschi apparsi decenni prima. Altra figura singolare è quella del tipografo Niccolò Gorgonzola (Niccolò Gorgonzola e i plagi ai danni dei da Legnano: un Terenzio del Gorgonzola finora sconosciuto, pp. 139-156), impegnato nel 1523 a falsificare un’edizione di Terenzio uscita due anni prima presso i fratelli da Legnano: questa edizione del Gorgonzola, finora ignota, riprodusse impaginato, xilografie e tabula finale di quella del 1521, o meglio tentò di riprodurre, perché l’operazione dovette rivelarsi presto più ingarbugliata del previsto: per evitare accuse di plagio in cui era già incorso, il Gorgonzola aveva provveduto infatti ad aggiungere, a corredo, il commento donatiano alle Commedie e così, dopo le prime carte, l’impaginazione aveva cominciato a mostrare sfasature evidenti; dunque anche la tabula finale, tarata sull’edizione del ’21, non marciava più in fase con quella del Gorgonzola; infine erano sorti problemi per le xilografie, che infatti appaiono assai meno numerose: insomma un’operazione tanto subdola quanto non ben riuscita che finiva per confermare la proverbiale «spregiudicatezza» del tipografo.
Il quarto e il quinto saggio di P. ripercorrono la lunga gestazione della Descrittione d’Italia di Leandro Alberti (La princeps della Descrittione d’Italia di Leandro Alberti e la tipografia bolognese di metà Cinquecento, pp. 157-187), seguendone poi la fortuna editoriale dalla prima (1550) all’ultima (1596) edizione cinquecentesca ( ‘L’opera sarà molto bona e venale’ Le edizioni cinquecentesche della Descrittione d’Italia di Leandro Alberti, pp. 189-233). Il tipografo prescelto, dopo un primo sguardo a Venezia, fu il bolognese, quasi neofita, Anselmo Giaccarelli, presto entrato nelle grazie del Senato cittadino tanto da beneficiare di un congruo finanziamento pubblico annuale (di questi tempi non raro) per la propria attività. L’opera sia per ragioni intrinseche (davvero voluminosa) sia per la concorrenza degli eventi conciliari, procedette a rilento: del processo rimane ampia documentazione che il lettore è condotto per mano a ripercorrere attraverso spiegazioni chiare e dettagliate. Nelle successive edizioni la Descrittione rivela un vero e proprio testo ‘in movimento’: l’edizione Nicolini del 1551 ospita un’ampia digressione sulla famiglia veronese dei Pompei, probabilmente una scheda inserita dallo stesso Alberti imbeccato dai Nicolini (che a Verona erano di casa); nell’edizione Avanzi del 1561 compare finalmente l’inedita descrizione delle Isole e non mancano ulteriori interpolazioni veronesi: questa volta a beneficiarne sono la casata degli Emigli – e qui non dovrà più sorprendere l’assenza dello storico di Francia Paolo Emigli che, come è stato recentemente dimostrato, appartenne invece alla famiglia Coimi; appare anzi assai significativo che nella giunta, soprattutto se fatta su commissione, il suo nome non figuri (si veda L. ROGNINI - G.M. VARANINI, Da Verona a Parigi: «Paulus Aemilius» autore del De rebus gestis Francorum e la sua famiglia, «Quaderni per la storia dell’Università di Padova», 40, 2007, pp. 163-179) – e alcuni eruditi locali defunti (tutti tranne il veronese Rocco Cattaneo, giurista legato agli Emigli e attivo a Venezia, che avrà forse portato in tipografia le nuove schede). Di rilievo è anche l’excursus sul monte Baldo aggiunto nell’edizione del 1581, curata da Borgaruccio Borgarucci: la digressione è tratta evidentemente dal Viaggio di Montebaldo del veronese Calzolari (si veda ora F. CALZOLARI, Il viaggio di Monte Baldo, a cura di G. SANDRINI, Verona, Alba Pratalia, 2007), la cui prefatoria è non a caso dedicata al fratello del Borgarucci. La biblioteca di Alessandro Sardi emerge, almeno parzialmente, da carte dell’Archivio di Stato di Modena e della Biblioteca estense (Libri e cultura a Ferrara nel secondo Cinquecento: la biblioteca di Alessandro Sardi, pp. 215-307): sono tre elenchi, due autografi e uno di altra mano tardo cinquecentesca, che consegnano uno spaccato delle letture del Sardi: il più smilzo, non autografo, raccoglie titoli delle opere del Sardi; degli altri due, uno elenca soprattutto, e non senza destare una certa sorpresa, testi ameni di letteratura cavalleresca e canterina (non però del ciclo bretone, a Ferrara molto letto e amato), il secondo, quello dell’Estense, consegna una «lista delli libri dati» che, vista la natura delle opere, potrebbero essere volumi consegnati dal Sardi all’inquisitore, non prima di aver annotato scrupolosamente il valore dei singoli pezzi e la loro somma. All’attività inquisitoriale è dedicato anche il settimo e ultimo saggio del volume (Libri proibiti e Inquisizione a Milano nel secondo Cinquecento: un esemplare espurgato de La Cosmografia di Sebastian Munster, pp. 309-336). L’autore illustra un esemplare della Cosmografia del Munster (Basilea, H. Petri, 1558) conservato presso la Biblioteca Braidense e vistosamente espurgato da un inquisitore quasi coevo. Proprietà del capitano milanese Alessandro Speziano (della illustre, omonima famiglia), il volume fu sottoposto a attenta lettura da parte del frate inquisitore Giulio da Cremona, certo nell’ultimo quarto del ’500. Nel processo di espurgazione infatti sono raccolti i suggerimenti tanto dell’Index expurgationum lovaniense del 1571 (che suggeriva come e dove potare un cospicuo numero di testi), quanto dell’edizione della Cosmografia purgata, uscita a Venezia nel 1575. Il documento appare rilevante proprio per la scarsezza di testimonianze sulla concreta applicazione della normativa conciliare relativa alla espurgazione, che prevedeva direttive di carattere generale, ma che spesso non forniva indicazioni procedurali dettagliate.

(Paolo Pellegrini)








Autore: Ingeborg Jostock
Titolo: La censure négociée. Le contrôle du livre à Genève, 1560-1625
Editore: Droz, Genève
Collana: Travaux d’Humanisme et Renaissance
Prezzo: € 108,89
Dati: pag. 440





La censure négociée. Le contrôle du livre à Genève, 1560-1625, che esce nei “Travaux d’Humanisme et Renaissance” anche grazie alla Borsa di studio “Enea Balmas”, attribuita ad Ingeborg Jostock dal Gruppo di studio sul Cinquecento francese nel 2004, è il risultato del lungo lavoro di Tesi dottorale dell’Autrice, condotto all’IUE di Firenze in cotutela con l’EHESS di Parigi e la Albert-Ludwigs-Universität di Freiburg i.Br. (Laurence Fontaine, da un lato, Wolfgang Reinhard, dall’altro, presentati nel bell’Avant propos). Il libro si apre con l’autorità di Jean Bodin, rappresentante, spiega Jostock, «de l’humanisme juridique», particolarmente adatto ad introdurre la nozione di censura in senso lato, come controllo e correzione dei costumi, prima di diventare, in senso stretto, censura libraria. Tutta la parte introduttiva (p. 9-23) è dedicata alla focalizzazione di questo ‘stretto’ senso, tenendo conto dei tre settori di ricerca in cui si organizza la bibliografia preesistente: la censura cattolica e l’Inquisizione; la censura in contesti politici e culturali precisi, come poté essere quella inglese in epoca elisabettiana; la censura nata entro il mondo ed i mestieri del libro, elemento-chiave per capire i diversi modi di ricezione delle opere da parte dei lettori. Con una padronanza eccellente di tale bibliografia, Jostock presenta allora «le terrain méconnu de la censure protestante», ricordando esplicitamente il luogo comune ideologico che per secoli ha sovrapposto protestantesimo e libertà di espressione, mentre «le contrôle libraire n’est mis en question par aucun des réformateurs» (p. 16). E, più nota di altre, è l’azione di controllo esercitata da Calvino e da Théodore de Bèze sulla stampa ginevrina, con ripetute raccomandazioni rivolte al Consiglio affinché vegli proprio sull’«orthodoxie» (p. 16) della produzione libraria. La domanda di Jostock è: «Y aurait-il donc une censure protestante semblable à la censure catholique, la première étant jusqu’à présent méconnue en raison des traditions historiographiques?» La risposta viene elaborata entro il contesto ginevrino, fulcro della Riforma «équipé d’une élite pastorale soucieuse d’établir et de maintenir l’orthodoxie» (p. 20), entro quella ‘Roma protestante’ dispensatrice di libri garanti della dottrina riformata, provvista di un Concistoro, di una Compagnia dei pastori e di altri organi istituzionali, preposti al controllo dottrinale sul libro e morale sui costumi, ma spesso in contrapposizione con interessi pragmatici civili, politici, diplomatici, ed in larga misura economici. Ecco quindi il concetto di censura negoziata, sviluppato da Ingeborg Jostock: citando l’esempio di Jean Morély, noto autore del contestato Traicté de la discipline et police chrestienne, pubblicato poco prima del sinodo nazionale di Orléans del 1562 e definitivamente condannato nel 1565, l’Autrice spiega che il lavoro sui documenti e sulle fonti porta ad intendere la censura come una serie di dibattiti, arrangiamenti, compromessi fra istituzioni e persone, in pratica come una dinamica decisionale complessa, non certo come qualcosa di statico e decretato una volta per tutte. In questo senso saranno utilissimi a studiosi ulteriori gli Inventari dei libri proibiti o corretti, che vengono pubblicati da Jostock in appendice al suo approfondito lavoro di analisi: i documenti relativi al «Contrôle de l’imprimerie et de la librairie genévoises (1539-1625)» (p. 323-362), in cui figurano piccoli gioielli d’archivio, come l’incarico dato dal Consiglio al pochissimo noto Jean Canal (n° 30, 11 febbraio 1582, p. 338), che permette all’Autrice di tracciare in nota quasi una biografia del «commis sur l’imprimerie», poi «syndic» nel Piccolo Consiglio; i documenti relativi al «Procès contre l’imprimeur Vincent Brès» (p. 363-381), comprendenti la trascrizione del processo criminale, gli estratti dei Registri e la collazione fra la parte censurata dell’ABC et chrestienne instruction bien utile, relativa alle domande fatte ai bambini comunicandi, e la stessa parte pubblicata nel 1562 da François Jaquy; e infine il repertorio dei libri proibiti a Ginevra dal 1560 al 1620. Quest’ultimo (p. 383-406) è strutturato nell’ordine delle due censure, la censura preventiva e la censura per confisca, a volte rogo, degli esemplari ormai stampati, e presenta naturalmente innumerevoli centri di interesse. Un esempio di altissimo interesse è la revisione ad opera di Simon Goulart di Six livres de la République di Bodin (1576, 1577, p. 402), cui Jostock dedica una dettagliata analisi dove mette in rilievo come, per definire i termini di «bourgeois» e di «citoyen», Bodin fosse ricorso proprio al caso di Ginevra (p. 210), confondendo macroscopicamente i diritti politici degli abitanti della città. La correzione di Simon Goulart sarà accolta con attenzione dallo stesso Bodin per le edizioni successive a questa, che Corinne Müller aveva considerato «l’édition subreptice» della République. Ma Bodin, con cui Jostock apriva, appunto, la sua Censure négociée, non è che un esempio fra i moltissimi libri, autori, editori, casi analizzati, non ultima l’edizione ginevrina degli Essais, «livre prophane et cinique et formant les hommes à l’athéisme» (p. 394) secondo la Compagnia dei pastori, o la spinosa questione, tanto studiata da Max Engammare, delle edizioni della Bibbia illustrate da figure: «figures nouvelles, adjoustées aux textes de l’Escripture, qui ne sont pas de grand proffit», secondo le Ordonnances sur l’imprimerie emesse dal Consiglio il 13 febbraio 1560. Provvisto del consueto e curatissimo Indice dei nomi, e della preziosa bibliografia, La Censure négociée di Ingeborg Jostock è un libro di fondamentale importanza per gli studi sul Cinquecento: di respiro europeo, abbraccia una vera cultura sovranazionale, con il pregio dell’attenzione ai documenti, piccole e grandi basi su cui poggiare la lettura della storia.

(Anna Bettoni)








Autore: Giovanni Ricci
Titolo: I giovani, i morti. Sfide al Rinascimento
Editore: Il Mulino
Collana: Saggi
Prezzo: € 18,00
Dati: pag. 203




In questo volume, che si compone di undici capitoli (« Indiscipline di giovani », « Fanciulli contro giovani », « Assedio ai giovani », « Tre giovani parlano d’onore », « I giovani del 1598 », « I giovani scomparsi », « Il giovane incontra il morto », « Studiare i morti », « In morte di Luigi XII », « Figurare i morti », « Rimuovere i morti »), aperti da un « Indice » (pp. 5-7) e completati da un « Indice dei nomi » (pp. 193-203), Ricci continua nello studio metodico e approfondito del Rinascimento, indagandone « alcune parti ombrose, conflittuali, insicure », come si legge nella « Introduzione » (pp- 9-15), efficacemente intitolata « Gli sfidanti ». Il Rinascimento osservato sta in una complessa, contraddittoria e multiforme successione di alti e bassi, che giustificano la formulazione della duplice sfida presentata dall’A. : « la sfida all’ordine di un gruppo umano particolare, i ‘‘giovani’’ di sesso maschile » (p. 11) e « quella ineludibile dei morti, con le loro esigenze di riconoscimento e di collocazione materiale e simbolica » (p. 12). E su un tema nel quale sono confluite precedenti ricerche, l’A. propone un’accurata indagine su fatti ambientati a Ferrara (ma anche a Modena, Reggio, Trento, Bologna, Firenze, Roma), in un periodo che va dalla metà del Quattrocento a tutto il Cinquecento. La scelta del materiale testuale, la classificazione delle fonti, il ricco apparato di note, le riflessioni sui numerosi ‘attori’, rivolte spesso a segnali interpretabili come indizî antropologici, psicanalitici, comunque sia identitarî della persona, fanno di questa pubblicazione un nuovo pregevole contributo alla storia rinascimentale. Il primo capitolo (pp. 17-38) rivela l’alternanza di elementi bassi « in giornate passate alla storia per i fulgori della cultura alta » (p. 22). Le solenni entrate a Ferrara di Eleonora d’Aragona, di Anna Sforza e di Lucrezia Borgia per sposarsi con i duca d’Este, Ercole I e Alfonso I, i funerali romani di Paolo IV Carafa, l’ascesa al potere di Ercole II, la visita a Firenze di papa Leone X de’ Medici, quella di Carlo V a Siena, l’ingresso di Renata di Francia a Modena, sono momenti che stimolano tra i « giovani », la cui età è compresa tra i venti e i trent’anni, prove di violenza « rituale », spesso consistenti nella lacerazione e distribuzione del baldacchino della personalità omaggiata (bella la scelta dei frapponi le cui raffigurazioni, in bianco e nero, sono riportate alla fine dell’ottavo capitolo), in un « impasto di violenza fittizia e violenza reale, di regola e di trasgressione » (p. 23) ben colto da Ricci, che analizza l’identità e la progressiva attenuazione, specie verso gli anni Sessanta del Cinquecento, di atti dalla « ritualità di stampo medievale » (p. 30). Il secondo capitolo (pp. 39-54) sposta l’attenzione sulle gesta indisciplinate di « fanciulli » poco più che bambini. Dalla Firenze del Savonarola, con la processione organizzata per il Martedì grasso del 1495, l’analisi torna all’ambiente ferrararese, concentrandosi sulla congiura ordita contro Alfonso I e sulla punizione dell’ebreo Manasse, colpevole di relazione intima con una cristiana. L’A. ne studia gli sviluppi, cogliendo « una vera e propria lotta tra fanciulli e giovani, fra classi di età e fra ruoli sociali » (p. 52). Il terzo capitolo (pp. 55-70), con l’esame degli ingressi di Alfonso II a Modena, di Paolo III Farnese e di Lucrezia de’ Medici a Ferrara, chiarisce la mutata atmosfera rispetto alle entrate precedenti : « la complicità del potere con l’indisciplina è finita, devianza e norma nascono e si separano » (p. 64). L’avvenuto affievolimento delle azioni giovanili risulta nell’entrata a Ferrara di Enrico III e poi in quella di Margherita Gonzaga. Ma in questa « confusione di linguaggi », l’A. riconosce che « la violenza rituale giovanile si indirizzava sui dissimili comunque comparabili ; i dissimili incomparabili ne erano esentati », e porta ad esempio l’arrivo di Giovanni VIII Paleologo nel 1438 e i passaggi italiani, in varî momenti della seconda metà del Cinquecento, degli ambasciatori ottomani diretti in Francia. Il quarto capitolo (pp. 71-88) si concentra sull’onore e mostra come la sfida (il nuovo débat) non fosse giocata solo sul « terreno materiale ». Muovendo da una lettera di Anna d’Este Guisa, dalla Relazione dello Stato di Ferrara del segretario mediceo Orazio della Rena, dal trattato sulla « vergogna » del filosofo neoplatonico Annibale Pocaterra, per soffermarsi sul passaggio dalla politica filofrancese a quella filospagnola della Casa d’Este, Ricci riflette che « concezioni dell’onore appesantite e ideologie sociali irrigidite sono sì fenomeni che risentono dello spirito dei tempi e di robusti innesti spagnoli. Eppure spesso si è trattato della semplice riemersione di sostrati più antichi mai davvero cancellati » (p. 88). Il quinto capitolo (pp. 89-114) individua nel 1598, l’anno della Devoluzione del potere dagli Estensi alla Chiesa, la conclusione dei comportamenti rituali dei giovani e « la fine ufficiale del Rinascimento ». Dopo aver còlto le peculiarità della nuova comunicazione di età tridentina, l’A. sottolinea che il baldiniano motto di prudentia perpetuat, certo programmatico di un preciso impegno editoriale, designa ora il cambiamento di un’epoca in cui persino « il linguaggio della seduzione si è fatto più cauto » (p. 95).
Il sesto capitolo (pp. 115-122) aiuta a fare il quadro della situazione : sotto Clemente VIII i solenni ingressi ferraresi si rivelano esemplari e quasi impeccabili sul piano del cerimoniale. La tendenza è ad un’entrata « ‘‘magnifica, preclara’’, e soprattutto pacifica » (p. 119). A fronte dei varî resoconti – si ricordano le entrate del duca di Parma Ranuccio I Farnese e di Margherita d’Asburgo –, è ormai chiaro che l’imprevisto si presenta « solo come incidente tecnico » (p. 120). Il settimo capitolo (pp. 123-137), coll’analisi del resoconto seicentesco, di Agostino Faustini, dell’apparizione a cavallo, sulle mura della città di Ferrara, del fantasma di Alfonso II (si potrebbe pensare a un « contemporaneo » quarto cavaliere dell’Apocalisse), segna l’incontro tra il giovane e il morto, gli « sfidanti » appunto che, in assenza di guerre, si esercitano in duello per andare incontro alla morte. Ricci attinge a motivi storico-antropologici e apporta valori simbolici e diagnosi mediche nel ricostruire il delitto compiuto dal fantasma, che nella visione uccide un soldato del papa. Se è vero che « l’opinione comune accettava senza troppi dubbi l’onnipresenza del soprannaturale » (p. 125), l’A. mostra che il fantasma del duca, « lungi dall’essere evanescente, esibiva una pesante corporeità », il che conferirebbe all’omicidio una valenza politica, propagatasi con la Devoluzione successiva alla morte di Alfonso.
L’ottavo capitolo (pp. 139-160) inquadra alcune teorizzazioni cinquecentesche sulla morte. Le speculazioni del tanatologo Lilio Gregorio Giraldi vengono ben riordinate dall’A., che ne interpreta la modernità (si pensi alle pagine giraldiane sui Turchi), anche alla luce di un accurato confronto col pensiero di Montaigne.
Il nono capitolo (pp. 161-169) punta immediatamente verso l’attualità del « rapporto fra le beatificazioni del suo [di Giraldi] tempo e le apoteosi imperiali romane » (p. 161) per lavorare su un dispaccio diplomatico, firmato « F. Cansachi », spedito a Ferrara da Parigi nel gennaio 1515, causa la morte di Luigi XII di Valois-Orléans. Mostrato l’interesse storico dell’evento documentato dal carteggio, l’A. si sofferma su un elemento linguistico, il termine « corpo » (che designa sia il cadavere che l’effigie), confermando così il valore di comunicazione implicito alla scrittura. Il decimo capitolo (pp. 171-175) presenta un campione di libri sui morti (il Pinax iconicus del lorenese Pierre Woeiriot, Les simulachres et historiées faces de la mort, i Funerali antichi del poligrafo aretino Tommaso Porcacchi) che, permettendo « di cogliere alcuni tratti dei funerali del Rinascimento » (p. 172), spinge a riflettere sui legami tra l’Italia e la Francia, nella fattispecie tra Ferrara e Lione. L’undicesimo capitolo (pp. 177-192) si sofferma sugli eredi di Giraldi, Alessandro Sardi e Bonaventura Angeli, dei quali l’A. sottolinea subito lo « scadimento » del pensiero se raffrontato a quello del maestro. Sono inoltre prese in considerazione le opere del gesuita demonologo Pierre Thyrée e uno scambio epistolare tra Giampaolo Porti e il domenicano Gerolamo Bovio , scritti che confermano il processo oramai senza arresto di « una frattura incolmabile fra i vivi e i morti » (p. 177). Il saggio di Giovanni Ricci si fonda su una sicura base di informazione e di indagine storica per aprirsi in modo dinamico a interrogativi attuali, magari riconoscendo la psicologia che si nasconde dietro i fatti dell’esistenza. Sono presi dunque in considerazione elementi artistico-letterarî che rivelano quanto « la lettura delle feste pubbliche rinascimentali in chiave solo teatrale e scenotecnica […] mostra qui tutta la sua incompletezza » (p. 29). L’apporto dell’A. consiste nell’aver considerato che la gerarchia rinascimentale è stata ribaltata nei momenti di festa (o di crisi), spesso in un movimento dal basso all’alto. Ed entro lo sviluppo della comunicazione propria dell’epoca (la zona del « linguaggio del lusso », p. 95, concentra gli aspetti linguistici e gli elementi contenutistici), Ricci tiene conto anche dell’indagine di parole portatrici di simboli – la « presunzione » (p. 35) o la « tolleranza » (p. 185) –, terminologia che si chiarisce nel « gioco delle lingue » (p. 85). Va infine ricordata l’immagine della « sferza/aspersorio » (p. 98), che crediamo centrale nella ricerca di valori e significati portata avanti nel libro : si sa che i giovani (l’età ha le sue esigenze), magari perché sottoposti alla repressione dei vitali impulsi sessuali (l’energia della ‘difesa’ vacilla tra la « metafora di ansie », p. 63, e gli ossessionanti « pettegolezzi », p. 133, il che conferma, a nostro avviso, che la psicologia è indispensabile all’interpretazione di un testo), sono in genere affascinati dal « soprannaturale » (p. 125), dal mistero della morte, che trova espressione nella cerimonia sociale del funerale, « capace di estendersi sino al tema perturbante dell’odore dei cadaveri » (p. 12). Lo stesso mistero di contrastanti alti e bassi che è intorno a ciò che accade in The Turn of the Screw di Henry James, poi trasposto nell’indimenticabile film di Alejandro Amenábar, The Others : « I remember the whole beginning as a succession of flights and drops, a little see-saw of the right throbs and the wrong ».

(Riccardo Benedettini)









Autore: Giovanni Ricci
Titolo: I turchi alle porte
Editore: Il Mulino
Collana: Intersezioni
Prezzo: € 13,50
Dati: pag. 177, ill., brossura





Questo libro di Giovanni Ricci tien dietro di sei anni all'Ossessione turca. In una retrovia cristiana dell'Europa moderna (Bologna, il Mulino, 2002), opere legate tra loro da relazioni tematiche e ideologiche risolte secondo un punto di vista che è sempre chiaro e coerente. All'interno del nuovo studio – disposto in un’Introduzione (pp. 7-17), quattro capitoli (I reduci di Otranto, le memorie del Friuli, pp. 19-63, Crociate tardive, pp. 65-103, Mentite spoglie, pp. 105-141, Beffe di principi, pp. 143-166) e un Indice dei nomi (pp. 169-177) –, l’oggetto di analisi si configura nella concretezza dell'arco cronologico interessato : dalla caduta di Costantinopoli nel 1453, al secondo assedio di Vienna nel 1683, con l’offerta di alcuni sguardi al Settecento e a “repliche” contemporanee ; ma è solo soffermandoci su dati più astratti (le utilizzazioni metaforiche del linguaggio, il “ruolo svolto dal genere e dalla sessualità nella costruzione di una mappa di relazioni fra le culture”, i meccanismi che muovono al riso) che si può avvicinare il pensiero dialettico dell'Autore. Così, una volta data la domanda fondamentale, “e se, dopo Costantinopoli, i turchi avessero invaso anche l'Italia ?” (p. 7), interrogativo che permette di parlare di un’indagine storica scopertamente “virtuale o contrafattuale”, il lavoro procede a poco a poco verso la trattazione di una serie di concetti accoppiati per contrarî. Non si tratta di opposizioni contraddittorie, ma di un movimento binario volto a far capire che la realtà, non solo quella del passato, è percepita e letta nella sua complessità, e che “a volte basta una diversa scala cronologica per mutare il contrafattuale in virtuale - e viceversa” (p. 9). Il che spiega come il titolo, che si rifà ad una frase tratta dai Paralleli militari del dalmata Francesco Patrizi, sveli la struttura intima dell'opera, giocando sulla parola-chiave “porta” (nella stessa prospettiva testuale sono altrove ricordati i termini “atrio” e “soglia”, p. 31), un milieu transparent fatto per essere aperto o chiuso, per instaurare o per bloccare, sotto gli occhi di tutti, il contatto tra chi è al di fuori e chi si trova al di dentro di uno spazio delimitato, “di qua e di là dalla frontiera” appunto. La conquista turca di Otranto e le incursioni turche in Friuli, italiane “frontiere locali di uno scontro globale” (p. 10), sono la prima formulazione oggettiva di una “doppia sfida, religiosa e militare” (p. 53), riconosciuta da Ricci sulla base di accurate ‘letture’ di documenti dell'epoca, nonché di integranti, quanto convincenti, giudizî e “sospetti” (p. 50). Ed anche l’organizzazione in quattro capitoli di questo studio ci sembra potersi distribuire in due parti simmetriche ; i primi due capitoli esplicitano la combinazione di testimonianze testuali di esperienze vissute (cristiani e musulmani, presenza di blocchi militari e religiosi in un’Italia che è sede della cristianità e terra di frontiera, integrazione e distruzione), mentre gli altri due si concentrano su una prospettiva culturale, quella dei travestimenti, che ben arricchisce l’articolato insieme dell’analisi. Il campo di osservazione muove da un viaggio nella Terra d’Otranto del domenicano Leandro Alberti, storico-geografo e giudice-inquisitore di Bologna. La sua Descrittione di tutta Italia cinquecentesca presenta un quadro della rete difensiva organizzata lungo la costa pugliese (Gallipoli, Otranto – conquistata e tenuta dai turchi per tredici mesi, nel 1480-81 –, Rocca, la torre di San Cataldo di Lecce, i castelli di Brindisi, Oria, Noicattaro già Noia), e al Nord, dalla foce dell’Isonzo, con le due fortezze di Gradisca e Fogliano, sino a Gorizia. Ma le testimonianze di Leandro (si pensi agli incontri con Giambattista de’ Monti, signore di Corigliano, e con un testimone anonimo di Otranto, forse il nobile Angelo Pavosio), assieme a quelle identificate nei libri sui confini di Giano Pirro Pinci (l’opera di Botero doveva ancora venire), nei testi di Marcantonio Sabellico, storiografo ufficiale di Venezia, e del suo allievo, il giurista udinese Giovanni Candido (p. 32), servono all’A. ad introdurre e costituire un universo più ampio. La parola-testimonio “continente” se pone da un lato la Puglia e dall’altro l’Albania e la Grecia, rivela anche un “possibilismo geografico” che, dallo studio delle carte (vien da pensare all’enigma degli altopiani raccontato nell’Avril brisé di Ismaïl Kadaré), permette di “fare del Salento un ponte transitabile oppure un antemurale assediato dalla paura” (p. 23). È la geografia ‘occhio’ della storia che fa scoprire la pericolosità della “metafora” (Ricci si rifà più volte al concetto brodskijano di metafora per concludere che queste figure sono “capaci di uccidere”, p. 94) ; da qui il costante interesse per le parole, positive o negative che esse siano : dal Magnifico Solimano il Cortese (p. 33) – perché quando occorre è possibile dare anche ai turchi appellativi positivi –, ai turchi connotati dall’epiteto di “cani” (p. 69), esempio di ‘parola contro’ (in trasparente opposizione al “linguaggio dell’ospitalità”, p. 153) che l’A. ricorda essere stata utilizzata già per gli ebrei (come per chiunque professi un’altra religione o abbia un colore diverso della pelle), ma che qui risulta doppiamente motivata per l’impurità coranica dell'animale (sappiamo che Sultan(o) è per i cani un nome largamente adottato negli Anni Settanta del Novecento ; oggi, soprattutto per i cani cosiddetti da guardia e da difesa, assistiamo al triste e allarmante utilizzo del nome Adolf, scelta crediamo certo non motivata dal richiamo etimologico al “nobile lupo”). Si capisce che i turchi (sineddoche di tutti i fedeli musulmani) sono una figura a due facce, spesso “metafora di altro, dei nazisti imbarbariti dalla vicinanza della disfatta”, come per il Pasolini dialettale di Turcs tal Friúl (p. 29), formula suscettibile di fornire una spiegazione al duplice e speculare comportamento dello storico, magari oscillante tra l’impassibilità e l’emotività (p. 42). E così leggiamo della doppia versione della “morte di un muezzin” (p. 37), da quella dell’erudito cristiano Michele Laggetto, alla anticipazione del poligrafo ottomano Ibn Kemal, contemporaneo di Leandro Alberti il quale, senza insistere sul concetto di “crociata”, aveva invece prospettato altre soluzioni, “non necessariamente pacifiche, e però sempre fredde e razionali” (p. 11). Forse perché a volte le reazioni sono state inaspettate rispetto alle cause (la lettera, non inviata, di Pio II a Maometto II il Conquistatore sembra portare all'organizzazione di una Crociata, decisa durante la Dieta di Mantova del 1459, p. 66), Ricci si interroga a questo punto su come debbano essere connotati i discorsi su “crociate fuori tempo massimo” (l’appello di Alessandro VI nel 1500 ; il vaticinium antiturco offerto da Girolamo Amaseo a Luigi XII nel 1507 ; la serie di capitolazioni stipulate da Francesco I con il sultano ; la critica e ‘impassibile’ lettera di Machiavelli a Guicciardini nel 1521 ; il diffondersi di ‘emotivi’ avvisi dopo Lepanto), in un periodo che vede comunque il persistere di piccole guerre portate avanti dai corsari cristiani (i Cavalieri di Malta e i Cavalieri di Santo Stefano) e dai pirati, “imprenditori della violenza in proprio” (p. 85). E il giro di vite (il turn of the screw effettualmente) sembra qui riconoscersi “fra le contrapposizioni collettive da un lato e gli accordi individuali dall'altro” (p. 87). Il tema (letterario) dello sdoppiamento (chiaro il rinvio al sovrapporsi dei corpi durante la tensione dell'atto sessuale, in un’unione cui segue il dimezzamento : “tentarla che di sé gli fesse copia”, scrive l'Ariosto) si verifica nel diffondersi dei travestimenti : “cristiani travestiti da turchi per allontanarsi da Costantinopoli ; altrove, cristiani indotti (forse) dagli stessi turchi a travestirsi da turchi” (p. 108) ; travestimenti difensivi (a Costantinopoli nel 1453 e a Otranto nel 1481), autorizzati (in Ungheria nel 1654) e di spionaggio (nel 1421, in Terrasanta, da un signore borgognone ; varie volte, nel corso del Cinquecento, a Venezia, e nel Seicento in Dalmazia, in Istria, in Croazia e a Vienna). Il travestimento si compie con il cambio di abiti (dalla scelta del colore del turbante o di quello delle cabcabe, fino all’abbandono delle catene, vere o false che siano state) e con il ricorso alla lingua dello straniero (racconta de Sade, negli Harangueurs provençaux, che, sotto il regno di Luigi XIV, per tradurre l’arringa di benvenuto ad un ambasciatore persiano in visita ad Aix, i magistrati del Parlamento decidono di far travestire un marinaio, il solo capace di parlare la lingua del ministro ; ma il marinaio parla così bene il persiano da essere scambiato per un rinnegato di Maometto : lo humour sadiano vuole che, per salvarsi da morte certa, il finto magistrato decida di spogliarsi degli abiti di cui è stato rivestito e di mettersi completamente a nudo, “le prépuce en main”). Comunque sia, il travestimento, si leghi esso a feste di redenzione (diversi i casi ricordati da Ricci tra il Cinque e il Settecento a Lisbona, a Marsiglia, a Livorno, a Pisa, a Lucca), oppure a “repliche” attuali (in Israele e in Libano nel 2006, in Bulgaria nel 2007), rimanda ad una difficoltà di distinzione tra l’invenzione letteraria e il documento sociale, come già avveniva per la lingua usata nel Vagabondo, romanzo del 1621 di Raffaele Frianoro (p. 121). Dal napoletano che si finge turco per promettere ad Alfonso II d’Este il regno di Gerusalemme (p. 143), alle rivalità tra Ferrara e Firenze (p. 147), Ricci si interroga sul perché dei travestimenti e sulle profonde implicazioni che vi si possono riconoscere, “con la consapevolezza che ci sono poche cose serie quanto il riso, la burla, il travestimento” (p. 149). Allora la retorica, la persuasione, la fantasia e le ironie acquisiscono grande importanza in questo convincente percorso storico su attualizzati momenti dell’Età moderna volti a “cogliere l’eco, la tradizione, l’eredità discorsiva delle cose sul lato cristiano” (p. 39). Come già nel recente I giovani, i morti. Sfide al Rinascimento (Bologna, il Mulino, 2007), Ricci richiama il legame esistente tra parole e relazioni tra gli uomini calandosi a fondo nella cinquecentesca “cultura del raggiro” (p. 149). Non stupisce quindi che il discorso, sottile e rigoroso di metodo, analizzi il come i fatti si sono svolti, ponendo attenzione, in maniera ci pare efficace, a principî psicologici fondamentali, origine di molte nostre patologizzazioni. Certamente : “I Turchi ci sono in su le porte”, ma ci viene qui fornito il modo di discriminare la polarità di un rapporto che, dalle discordie tra i fedeli delle due religioni, rende intelligibili minacce sempre presenti laddove ci si limiti a far trionfare solo i significati letterali delle parole.

(Riccardo Benedettini)








Autore: Philippe Desan
Titolo: Montaigne. Les formes du monde et de l’esprit
Editore: Presses de l'Université Paris-Sorbonne, Paris
Collana: En toutes lettres
Prezzo: € 16,00
Dati: pag. 219






In Montaigne, les formes du monde et de l’esprit, l’ultimo volume pubblicato presso le Presses de l’Université de Paris-Sorbonne da Philippe Desan, uno dei maggiori montaignisti contemporanei, l’autore torna alla sua passione, la storia delle idee, con una attenzione particolare alla filosofia. Egli ci presenta una breve summa del pensiero montaigniano che verte su alcuni punti essenziali della conoscenza del binomio « monde-esprit ». Il saggio sembra essere concepito come una sorta di dictionnaire thématique et portatif; questa riflessione ci permette di ricordare che Philippe Desan ha appena pubblicato presso l’editore Champion una nuova edizione « revue, corrigée et augmentée » del Dictionnaire Montaigne che era apparso per la prima volta nel 2004. Mentre però in un dizionario i lemmi sono disposti in ordine alfabetico, qui la logica è quella del concatenarsi delle idee e dei concetti. Le due parti che compongono lo studio, come il titolo lascia percepire, Le corps et le monde e La pensée et l’esprit abbracciano i due poli contrapposti della condizione umana. Cosa è alla base della nostra conoscenza ? Ci sono le forme, già descritte e teorizzate da Platone, che ingannano l’uomo e gli impediscono spesso di avere una comprensione e percezione diretta della materialità e della diversità della condizione umana. Una parte fondamentale è svolta per Montaigne dal corpo. Da uomo del Rinascimento, Montaigne non è ancora riuscito a rivestire la corporalità dell’ascetismo che si diffonderà dal Seicento in poi. L’eredità della corporalità medievale è ancora forte nella sua ermeneutica. Il corpo è la prima maniera di relazionarsi col mondo, in modo istintivo, primitivo, diretto. Nella prima parte, Desan si sofferma a riflettere sui seguenti punti : « Noms » (pp. 23-41), « Anatomies » (pp. 43-58), « Physionomies » (pp. 59-74), « Mondes » (pp. 75-90), « Paysages » (pp. 91-106), « Hasards » (pp. 107-120). La relazione delle forme e del corpo si invera nell’analisi dell’abbandono del patronimico « Eyquem de Montaigne » per la forma semplificata « de Montaigne » che sancisce definitivamente l’ascensione alla nobiltà (Noms). L’attenzione alla tematica dell’esistenza, del cannibalismo (Anatomies), all’analisi della filosofia come maschera e all’analisi delle rappresentazioni del filosofo (Physionomies), alla trattazione delle tematiche dei viaggi e degli universi scoperti e da scoprire (Mondes), alle interconnessioni delle ‘scienze’ della corografia e topografia con la descrizione letteraria dei paesaggi stranieri osservati durante il viaggio in Italia, che si trasformano in paesaggi umani (Paysages) e la riflessione sulle proiezioni del caso, le hazard, che trasforma la vita politica e sociale oltre che umana : ecco solo alcuni dei punti affrontati nei documentati sviluppi di Desan. La prima parte è bilanciata perfettamente una seconda tutta dedicata alle forme dello spirito. Gli argomenti che puntellano l’avanzare sono altrettanto radicati nella scrittura e nel pensiero di Montaigne : « Opinions » (pp. 123-135), « Doutes » (pp. 137-150), « Morales » (pp. 151-170), « Ethique » (pp. 171-184), « Liberté » (pp. 185-201). Se la morale « est essentiellement un agrégat de devoirs particuliers qui sont culturellement définis » (p. 160), per quanto riguarda l’opinione, Desan si sforza di mettere in rilievo i due livelli che sembrano colpire l’autore degli Essais: « l’opinion publique » e « l’opinion particulière » (p. 123). Nel caso dell’opinione pubblica il ruolo della comunità emerge con forza. Come la lingua, per esempio, anche l’opinione comune è recepita come un dato di fatto, senza rifletterci su e senza potervisi opporre (p.129). Desan lega la sua riflessione sui doutes alla carriera giudiziaria di Montaigne e alla popolarità della scetticismo filosofico nel XVI secolo. Inoltre, in un contesto di guerre civili, il dubbio era sicuramente una condizione naturale. Ma, a conclusione della sua analisi, egli ammette che il caso di Montaigne è anomalo, poiché egli non si accontenta di dubitare a priori di tutto, ma il suo dubbio è intrinseco alla sua soggettività. Montaigne rivendica il diritto di dubitare per mettere al centro del suo discorso il suo pensiero e il suo punto di vista. I capitoli sull’etica e sulla libertà che chiudono lo studio presentano un punto di vista innovativo sull’autore dei Saggi. L’etica trattata non è quella morale e filosofica, bensì l’etica economica, non meno importante delle prime due. Desan, autore de L’Imaginaire économique de la Renaissance (Paris, Pups, 2002), chiama « éthique marchande » (p. 173) l’etica di Montaigne, un punto di vista che il lessico degli Essais sembra confermare : commerce, utilité, honnesteté sono i concetti dominanti. Il capitolo sulla « Liberté » mette il pensiero di Montaigne in rapporto con i termini di libertinisme, libertinage e libertin che vengono ridefiniti in rapporto all’autore degli Essais. L’amore per la varietà, la perplessità, la « branloire perenne » (p. 190) non devono trarre in inganno e far propendere precipitosamente per una lettura libertina di Montaigne. Desan tocca anche il tema spinoso della religione di Montaigne, concludendo che l’accettazione della religione che gli fu trasmessa non significa il rifiuto delle esperienze che provano l’esistenza del relativismo. Anche se direttamente la religione resta immune da una rivisitazione critica, Montaigne non può rifiutare a se stesso la ricerca di una libertà interiore.
La lettura degli Essais si dimostra ancora una volta ricca di sfumature. La frase conclusiva del volume di Desan, che qui riproponiamo, ci sembra riassumere lo spirito dell’analisi : « Le lecteur sort en effet toujours gagnant de la compagnie d’un auteur si libre » (p. 201). L’abilità di leggere tra le righe può riservare sorprese e novità, come questo interessante studio di Philippe Desan dimostra bene.

(Concetta Cavallini)








Autore: Alessandra Preda
Titolo: Ilarità e tristezza. Percorsi francesi del "Candelaio" di Giordano Bruno (1582-1665)
Editore: LED Edizioni Universitarie
Collana: Il Filarete
Prezzo: € 31,00
Dati: pag. 346





La circolazione e la fortuna in Francia del Candelaio, la commedia pubblicata a Parigi da Giordano Bruno nel 1582, non costituiscono un campo d’indagine del tutto inesplorato. Sull’argomento esiste già, infatti, un certo numero di contributi critici – taluni anche assai notevoli – che illuminano vari aspetti della presenza di questo testo bruniano nella Francia del XVII secolo. Ma il volume di Alessandra Preda da un lato offre un prezioso quadro d’insieme che senza dubbio mancava – e di cui, in verità, si sentiva il bisogno –, dall’altro aggiunge diversi elementi di novità, sia di carattere interpretativo che di carattere ecdotico e documentario. L’Autrice prende subito le distanze dai giudizi (come quello settecentesco di Scipione Maffei e quello ottocentesco di Francesco De Sanctis) che, nel corso dei secoli, hanno fortemente messo in discussione il valore intrinseco del Candelaio; della commedia bruniana sottolinea anzi, fin dalle prime pagine del suo libro, la grande importanza, sia sul piano contenutistico (chiarendone la portata squisitamente filosofica) sia sul piano formale (evidenziandone il lato più propriamente artistico ed estetico). Più precisamente, la peculiarità dell’opera viene individuata proprio nell’intreccio indissolubile dei due piani: il Candelaio – scrive la Preda – «seduce alle verità della filosofia, le illustra con particolare vigore, affermando al tempo stesso le assisi di una nuova estetica ‘illuminante’»; esso, cioè, «illumina le verità del trattato filosofico-concettuale, le divulga dissimulandole, per paradosso, nel registro tragicomico dell’eccessivo, dell’ab-norme». E le «verità» che vengono illuminate nel contesto «tragicomico» del Candelaio sono principalmente quelle della ‘vicissitudine universale’ e della ‘mutazione eterna’, veri e propri cardini del pensiero bruniano, ampiamente sviluppati nella successiva produzione ‘filosofica’ del Nolano e qui, per così dire, anticipati in forma ‘teatrale’. Del resto – ed è un altro punto sul quale l’Autrice opportunamente insiste – la dimensione ‘teatrale’ del testo ‘filosofico’ è, in generale, una delle caratteristiche salienti dell’opera bruniana: «c’è della teatralità in tutta la produzione filosofica di Giordano Bruno e viceversa, c’è molta filosofia nell’azione che si svolge» – appunto – «sulla scena del Candelaio» (e, in tal senso, sarebbe stato forse il caso di ricordare il volume di Michele Ciliberto e Nicoletta Tirinnanzi Il dialogo recitato, uscito per i tipi di Olschki nel 2002 e dedicato, tra l’altro, proprio alla valorizzazione di questo aspetto nei ‘dialoghi italiani’ di Bruno). L’intreccio di ‘filosofia’ e ‘teatro’ di cui si è appena detto è decisivo, secondo Alessandra Preda, nel determinare i caratteri della fortuna francese del Candelaio. E di tale fortuna vengono ripercorsi, in modo puntuale ed esaustivo, i singoli momenti. Dalla iniziale circolazione degli esemplari dell’opera (che si affianca a quella degli altri scritti bruniani) a quello che può essere definito un primo, parziale «tentativo di traduzione» (attestato nelle annotazioni che compaiono nella copia appartenuta al magistrato e bibliofilo Jean Bouhier), un tentativo che rappresenta una «precoce testimonianza della volontà di diffondere il Candelaio e di facilitarne la comprensione presso un pubblico francofono». Dalla traduzione, anonima e manoscritta, intitolata Candelaio e conservata alla Bibliothèque Nationale de France (l’Autrice ne fornisce in appendice l’edizione critica, la colloca cronologicamente nei primi decenni del Seicento, la presenta come «il frutto di un’iniziativa collettiva, un progetto di divulgazione filosofico-letteraria più che una proposta drammaturgica» e ne ritiene assai probabile la provenienza dal circolo tolosano di Adrien de Montluc) al ben noto adattamento teatrale Boniface et le Pédant, pubblicato a Parigi nel 1633 da Pierre Ménard (in cui l’anonimo autore «si serve del Candelaio per coniugare il pensiero libertino con le istanze più moderne dell’estetica barocca»). Dal Pédant joué di Cyrano de Bergerac (la cui affinità con il Candelaio è palese anche se piuttosto complessa) all’opera di Molière (il cui debito nei confronti della commedia bruniana è – com’è noto – assai consistente), fino a La Fontaine (che prende una celebre scena del Candelaio come spunto per il suo Conte d’un paysan qui avait offensé son seigneur). Di tutti questi momenti Alessandra Preda offre – come si è già accennato – un’analisi precisa ed efficace, attenta al dato specifico così come al significato complessivo e tendente, in particolare, a evidenziarne di volta in volta i tratti di fedeltà così come quelli di allontanamento rispetto al testo bruniano originale, gettando in tal modo nuova luce sui ‘percorsi’ francesi del Candelaio e, contemporaneamente, sul Candelaio stesso, alla cui conoscenza questo volume apporta, in ultima analisi, un prezioso contributo.

(Fabrizio Meroi)








Autore: Paolo Carta
Titolo: Francesco Guicciardini tra diritto e politica
Editore: Cedam
Prezzo: € 21,00
Dati: pag. VIII-242



Il volume di Paolo Carta, Francesco Guicciardini tra diritto e politica, raccoglie alcuni studi inediti dedicati alla figura e al pensiero di Francesco Guicciardini e alla ricezione dei suoi scritti in terra di Francia. Proseguendo le ricerche del maestro, Diego Quaglioni, Paolo Carta si propone di rettificare quell’interpretazione “attualizzata” del Guicciardini (di origine desanctisiana e poi ripresa da vasti settori della critica storiografica) come pensatore scettico e apologeta della ragion di Stato, quasi costui fosse idealmente proiettato oltre il crinale storico dell’assolutismo che invece, non solo non ebbe ad esperire, ma nemmeno poté prefigurare. Nell’avviso del Carta, questa lettura fuorviante è indotta, oltre che dall’acquisizione acritica dell’eco postuma della produzione guicciardiniana nella mutata congiuntura storico-sociale, anche dalla sottovalutazione del rilievo assunto dalla formazione giuridica nel profilo intellettuale ed etico dell’umanista fiorentino. La Firenze di Savonarola, Machiavelli e Guicciardini non risulta infatti, come attesta altresì la vitalità della dottrina e dell’esperienza giuridiche nella gestione della Cosa pubblica, ancora protesa verso la più tardiva ragion di Stato, consistente (in termini bodiniani) appunto nella dicotomia tra diritto e politica, risolta a vantaggio esclusivo di quest’ultima. In un contesto politico-culturale in cui la carriera dell’uomo di Stato necessita ancora di un’approfondita preparazione giuridica, è pertanto naturale che Guicciardini si volga, in risposta all’appello imperioso verso la vita pubblica e l’impegno civile, allo studio della giurisprudenza. Di questa vocazione pragmatica e del respiro etico che la sottende testimoniano, secondo il Carta, con la vicenda biografica di consulente stimato in materia giuridica, anche il monito ricorrente alla responsabilità dell’uomo di legge nell’azione di contenimento delle tensioni autoritarie del potere principesco. L’assillo permanente in Guicciardini della legalità nell’azione di governo, al cui straripamento verso la tirannide l’avveduto consigliere è tenuto ad opporre un argine sicuro, è a sua volta l’esito della formazione giuridica e in particolare del magistero dell’Aquinate transitato per le prediche del Savonarola (di cui Piero Guicciardini fu ardente sostenitore) ascoltate nell’adolescenza con viva impressione e durevole profitto. La persistenza di motivi giuridici nella produzione omiletica del frate, oltre a veicolare i contenuti dottrinali della Summa, dispensa, col riferimento costante all’intreccio dialogico tra dottrina ed esperienza, i primi cenni di quella lezione empirista ulteriormente approfondita dal Guicciardini sotto la guida del giureconsulto Filippo Decio presso gli Studi di Firenze e di Padova. In proposito P. Carta evidenzia come, proprio nell’asserzione del fondamento empirico della regola, risieda l’influenza più marcata dell’insegnamento di Decio sull’autore della Storia d’Italia. Tra gli argomenti centrali della riflessione giuridica di costui figura difatti la svalutazione – poi radicalizzata da Bodin – del precedente giurisprudenziale, alla cui inadeguatezza è chiamato a supplire nella giornaliera amministrazione della giustizia l’arbitrio del magistrato, non già inteso in termini di discrezionalità, bensì di “sinderesi”, discernimento del dato empirico secondo coscienza e con i lumi della religio, dell’æquitas, e della ratio. Proprio a partire dalla delegittimazione del precedente giurisprudenziale, Guicciardini articola una critica complessiva del metodo esemplare – avanzato ad esempio dall’amico Machiavelli – teorizzando l’impossibilità di inferire dagli exempla storici una regolarità del fatto politico, a motivo dell’esposizione costante delle vicende umane agli accidenti sempre diversificati di specifiche congiunture storiche. Tra le righe di questo ragionamento si profila altresì, ma non pacificamente come pure s’è ritenuto, l’ammissione dell’impossibilità di ricondurre la coeva processualità storica all’esclusivo quadro normativo della Iuris prudentia; ciò con l’inquieta percezione del divorzio incipiente tra potere politico e ordine naturale, e quindi del rischio oggettivo della riduzione dell’attività legislativa (sottratta al dominio dei principi equitativi del diritto) alla volontà absoluta del Princeps. A questa degenerazione incontenibile del governo di Uno in dispotismo sempre meno illuminato sembra tuttavia condiscendere il Guicciardini nelle vesti professionali di consulente giuridico, come palesano le spietate proscrizioni del ’30 o la successiva apologia del duca Alessandro (’36); attitudine compromissoria con il dispotismo mediceo che gli valse presso i contemporanei l’epiteto poco elogiativo di “ser Cerretieri”. Sarebbe però riduttivo, secondo Carta, liquidare la discrepanza avvertita tra dettato teorico e applicazione pratica ad una vicenda privata di opportunismo; più appropriato è invece ricondurla a quel complessivo disorientamento intellettuale seguito alla disgregazione delle entità politiche del primo Rinascimento. È così che, proprio nel pieno del processo ricompositivo dell’autorità statale, i Ricordi del Guicciardini – stampati postumi nel 1576 da Jacopo Corbinelli presso l’editore parigino F. Morel – sono oggetto di un primo e già madornale fraintendimento. Concepiti nel momento più gravido della crisi umanista giustappunto come riflessioni anti-esemplari, sono invece assorbiti nella contemporanea pulsione compilativa e quindi risolti in pratico calepino di regole e avvertimenti, sussidiario alle strategie politiche del governo centrale. Per effetto delle medesime dinamiche omologanti innescate dall’affermazione della forma-Stato assolutista, capita allora al Corbinelli e ad altri esponenti dell’opposizione repubblicana antimedicea di essere arruolati tra i consiglieri più stretti di Caterina de’ Medici. Lettori assidui di Gentillet, La Boétie e delle Vindiciæ contra tyrannose perseguitati anche in terra straniera dai sicari fiorentini, costoro finiscono tuttavia per attirarsi, a motivo delle dubbie accointances con l’ambiente di corte, l’astio irriducibile dei partiti politique e ugonotto; ciò nel fuoco di una polemica epocale – quella dell’antimachiavellismo – che, rileva il Carta, ha radici storiche e fondamento teorico in larga misura estrinsechi all’opera e al pensiero del Machiavelli e di altri ingegni d’Oltralpe, lo stesso Guicciardini ad esempio. Tra conflitti interconfessionali e rivolgimenti sociali, è davvero un periodo di estrema incertezza materiale e morale, quello in cui si assiste alla massima risonanza internazionale della produzione teorica dell’Umanesimo italiano; sicché, a fronte della crisi conclamata delle istituzioni religiose e del naufragio della politica partecipata, le aspettative collettive e gli auspici individuali di miglioramento positivo dell’esistente si indirizzano confusamente – a complemento delle più recenti assicurazioni della dottrina assolutista dello Stato – alle risorse antiche del numinoso: dal miracolismo sacramentale alla stregoneria, dalla gnosi alla “scienza” alchemica, come attesta con profilo esemplare la vicenda rocambolesca dell’alchimista e ciarlatano cipriota Marco Bragadin, sul cui tragico explicit si conclude il bel volume di Paolo Carta.

(Valerio Cordiner)





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VII. SEGNALAZIONI E RECENSIONI (NUMERO 30)

 

 

 

 

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Immagine di sfondo: Marten van Heemskerck, Enlèvement d’Hélène, 1535-1536, Baltimore, Walters Art Gallery
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