Épineux exotisme. Considérations sur une nature poignante

 

Feuillages Marrache

 

Lorsqu’il arrive d’Amérique en Europe, l’«echinomelocactus» provoque aussitôt l’intérêt des botanistes et des collectionneurs du XVIe siècle. C’est en effet une «singularité» qu’il est malaisé de nommer, de classer, de décrire. Dès lors, quelle place attribuer à cette plante au statut variable dans les cabinets de curiosités, et dans une pensée de la nature encore largement tributaire de la lecture de la Bible? L’étude ici menée illustre certes la fascination qui a été ressentie devant cette curiosité, mais surtout traverse les genres européens, du traité de botanique à la peinture en passant par la gravure et le catalogue de curiosités, pour tenter de comprendre les différentes solutions ou réponses choisies par les hommes de la Renaissance et du premier XVIIe siècle. Il s’agit par cette étude de cas de prendre la mesure de l’énigme du Nouveau Monde, en considérant les épines comme un élément emblématique du décentrement auquel l’Europe doit consentir pour tenter, en conciliant effroi et émerveillement, admiration et répulsion, de trouver une place à l’exotisme.

 

Mots-clés: Épine, Exotisme, miseria hominis, Paradis terrestre, Vanité, Echinomelocactus

 

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