«Quel piteux accident se presente à mes yeux!» Mourir sur la scène tragique au XVIe siècle

UM46 Hugot

 

Résumé. Peut-on ensanglanter la scène au xvie siècle? La théorie reste relativement évasive, du moins assez peu tranchée, mais en pratique, le récit est largement majoritaire. Puisque le concept postérieur de «bienséance» ne peut suffire à l’expliquer, comment comprendre cette préférence pour le récit? Peut-on bien parler d’un interdit au XVIe siècle alors que plusieurs dramaturges placent la mort sur scène sans se justifier? Il semble bien y avoir une réticence technique, et secondairement morale voire anthropologique à mettre la mort sous les yeux du spectateur. Néanmoins, celle-ci ne peut suffire à expliquer l’ensemble des dispositifs dramatiques de mise en scène directe et indirecte de la mort dans la tragédie du XVIe siècle. Ces dispositifs doivent en effet être analysés comme des propositions dramaturgiques plutôt que comme le résultat de l’application d’une règle: dès lors qu’on l’étudie au prisme de la conception tragique du XVIe siècle, le récit révèle son importance dramatique.

 

 

Mots-clés.Tragédie; renaissance; mort; scénographie; bienséance

 

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