Les écritures de l’après-Shoah et la prise en compte du mal absolu, entre fascination et perlaboration. Gary, Perec, Modiano

Le Mal Quaglia

Kazimir MALEVICH, Quadrato nero,1915, Galerie Tretiakov, Moscou 

 

[FR]

Dans les années Soixante, à partir de la question débattue par Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem autour de la «banalité du mal», de nombreux auteurs d’origine juive commencent à s’interroger sur les mêmes questions: parmi ceux-ci l’on trouve Romain Gary, Georges Perec et Patrick Modiano. Même si ces écrivains appartiennent à des générations différentes, ils sollicitent des problématiques similaires quant au rapport victime-bourreau, qui se dit dans le paradoxe, l’ambigüité et presque une fascination pour ce Mal indicible qu’ils essaient finalement de mettre en récit. Ce ne sera que quelques années plus tard que ces auteurs vont arriver, dans leurs œuvres, à mettre en lumière un partage plus net entre le bien et le mal.

 

[ENG]

In the Sixties, starting with the question debated by Hannah Arendt in Eichmann in Jerusalem around the "banality of evil", many Jewish authors began to explore the same questions. Among these are Romain Gary, Georges Perec and Patrick Modiano. Even if these writers belong to different generations, they solicit similar issues regarding the victim-executioner relationship, which is expressed in paradox, ambiguity and almost a fascination with this unspeakable Evil that they ultimately try to narrate. It was only a few years later that these authors would finally succeed, in their works, to highlight a clearer division between good and evil.

 

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