Du Bellay, Annibal Caro et les poètes de la cour des Farnèse

 

balsamo alessandro farnese

 

Du Bellay, habituellement réticent à nommer les Italiens, rend un hommage particulier à Annibal Caro, le poète de la cour des Farnèse. Il le célébra par deux pièces en latin pour la canzone « Venite all’ombra de’ gran gigli d’oro », un manifeste destiné à confirmer l’allégeance de ses patrons au roi de France, que lui-même imita ensuite pour composer une ode pindarique chantant, en son nom, la gloire de la couronne de France. Ces pièces, en en particulier l’ode, abusivement présentée par la critique comme une simple « traduction », mettent en évidence la relation complexe que Du Bellay entretenait avec ses modèles italiens, néo-latins et vernaculaires, pour une création personnelle, en latin et en français, fondée sur l’imitation, vouée à l’affirmation de son propre génie, dans le cadre d’une poésie de cour savante, exprimant de subtiles rivalités nationales, dynastiques et poétiques.

 

Scaricare/télécharger PDF

Cerca nel sito